antoine racine



antoine racine

compost clockwork, 2022.






ENG //



compost clockwork scavenges the heat produced by a compost pile to mark the passage of time, unreliably and uselessly. Through a process of thermoelectrical transduction and energy harvesting, the activity of thermophilic bacterias within the compost powers two small motors. A line is (very) slowly drawn on the surface of a white cylinder, creating an unpredictable scribble that will eventually spiral and bend back on itself. compost clockwork (de)composes a space attuned to the temporality of compost, the rhythm of decay. Its inaccurate translation mechanism invite to reflect on the relationship between time, timekeeping technologies and living beings. What does a clock count ? Is it time itself, or rather the pace of a mechanism, that somehow matches with the course of celestial bodies ? The pace of compost clockwork matches with nothing but itself, directed by the interactions between bacterias, fungi, insects, humans, the atmospheric conditions of the room and the idiosyncrasies of the system. It suggests that we consider other temporalities, other ways of being in time.




FR //



compost clockwork récolte la chaleur produite par un tas de compost pour marquer le passage du temps, inexactement et inutilement. Par un processus de transduction thermoélectrique et de récolte d’énergie, l’activité des bactéries thermophiles au sein du composte alimente deux moteurs. Une ligne est tracée (très) lentement sur la surface d’une cylindre blanc, dessinant une spirale imprévisible qui se repliera éventuellement sur elle-même. compost clockwork (dé)compose un espace ajusté à la temporalité du compost. L’installation invite à réfléchir à la relation entre le temps, les technologies de mesures du temps et les êtres vivants. Que compte une horloge ? Est-ce le temps en soi, ou plutôt le rythme d’un mécanisme ajusté aux trajectoires cycliques de la Terre et du Soleil ? Le rythme de compost clockwork n’est ajusté à rien d’autre que lui-même, gouverné par les interactions entre bactéries, champignons, insectes et humains, mais aussi par les conditions atmosphériques de la pièce et les idiosyncrasies du système. Il nous suggère de considérer d’autres temporalités, d’autres manières d’être dans le temps.